- Accueil>
- Signet en bois pyrogravé, modèle L'arbre nuage
Signet en bois pyrogravé, modèle L'arbre nuage
Code de produit : ANR-SIG-002-2
- Signet en bois pyrogravé, modèle Avant l'éclosion
- Signet en bois pyrogravé, modèle La danse des marais
- Signet en bois pyrogravé, modèle Nuit d'épinette
- Signet en bois pyrogravé, modèle Les méandres du printemps
- Signet en bois pyrogravé, modèle Arbre qui aimait la géométrie
- Signet en bois pyrogravé, modèle La mémoire de l'eau
- Signet en bois pyrogravé, modèle Quand un livre m'emporte
- Quantité disponible : 10+
Description
Signet en bois pyrogravé à la main
Poème composé par l’artiste, pyrogravé entièrement à la main, une lettre à la fois, en script minuscule, sans aucune ponctuation et aucun espace. Même avec une loupe, il est très difficile de lire le texte : on distingue bien les lettres, mais l’absence d’espaces et de ponctuation rend la lecture volontairement ardue. Pour l’artiste, c’est une façon de publier ses poèmes en toute humilité, sans qu’ils soient facilement lus. Seuls les plus courageux parviendront à déchiffrer quelques phrases.
- Bois de tilleul pyrogravé et protégé par une cire.
- Chaque signet est fabriqué à la main et peut donc différer légèrement des photos.
- Dimensions : 1,5 × 6 po
Collection

L'artiste
Annie Roussel
Saint-Jean-Port-Joli

Commencées en arts, mes études supérieures ont ensuite pris le chemin de la littérature, me plongeant pendant plusieurs années dans des manuscrits anciens. L’écriture et ma loupe, vieilles compagnes de recherche, ont fini par s’inviter dans mon art. Autant dans mes pyrogravures que dans mes bijoux, j’utilise mes propres créations littéraires qui, écrites en lettres minuscules, deviennent ainsi textures et lignes plutôt que signes porteurs de sens, petitesse qui implique un rapport d’intimité entre l’œuvre et la personne qui regarde.
Pour mes bijoux, se mêle à cette écriture microscopique une volonté d’éliminer la hiérarchie de valeur des métaux et pierres précieuses. Rouille ou argent, écorce ou diamant, je considère que tout ce qu’offre la nature devrait avoir le même statut : celui de trésor. J’aime ainsi opposer le paraître avec l’être, montrer que la beauté réside davantage dans le vécu des choses et des gens, donc dans leurs cicatrices, leurs imperfections, leur vulnérabilité, plutôt que dans le jugement de valeur effectué d’emblée par la société.